Là vous vous dîtes, « pauvre garçon, deux jours à peine qu’il a ouvert son blog, et déjà il écrit des mots très bizarre…..typoblogie……voyez, autant son premier billet était prometteur, autant là on tombe dans l’absurdité la plus totale….enfin, voyons de quoi il veut parler… ». La typoblogie est une contraction de typologie et de blog visant à exprimer en un mot le fait que je vais tenter de définir une typologie de la blogosphère, en essayant de l’appréhender sous l’angle de la circulation de l’information et de la connaissance. « voilà, je l’avais dit, c’est complètement absurde….une contraction de typologie et de blogosphère….mais c’est typoblogosphèrie qu’il fallait dire…..non mais quand on sait pas, on fait pas le malin et puis c’est tout ! »
Comme chaque étudiant faisant un mémoire sur les blogs, je suis confronté à la nécessité de définir de manière précise les termes de mon sujet d’études, et de ce fait, en premier lieu, définir la blogosphère. Les toutes premières recherches que j’ai entamé voilà quelques temps ce sont naturellement portées vers une définition textuelle de la blogosphère, mais aussi vers des analyses portées sur son mode de fonctionnement, sur l’identification des acteurs de ce processus, etc. Je vais donc tout d’abord faire état de mes recherches, en essayant de synthétiser au plus court les travaux qui, à mes yeux, sont les plus pertinents.
Approche structurelle de la blogosphère :
Au premier abord, la blogosphère, c’est un beau bordel, ou pour être plus académique, une anarchie thématiquement difficile à cerner. C’est le constat que dresse Laurent Gloaguen dans son billet « Typologie de la blogosphère » . Conscient de ne pouvoir définir la blogosphère sous le prisme unique de la thématique, il aborde le problème au moyen d’un triptyque, propre à illustrer sa vision de la géographie de la blogosphère : un pôle Weblog, un pôle diariste et un pôle thématique. Ces trois pôles forment une surface triangulaire au sein de laquelle il effectue intuitivement une distribution graphique des blogs.
L’auteur le souligne lui même, cette représentation est « imparfaite et simpliste » mais elle a au moins le mérite d’avoir ouvert la voie à une représentation graphique de la blogosphère. Il n’en reste pas moins que ce n’est pas une typologie de la blogosphère, mais il est justifié de le voir comme une carte géographique de la blogosphère. Ma principale critique serait qu’elle ne fait pas état de la notion de communauté, ni des relations que peuvent entretenir chaque pôle les uns avec les autres. En bref, cette représentation est pédagogiquement intéressante car elle permet d’avoir une première approche de la blogosphère, mais elle occulte la notion d’interactivité, clé de voûte de la blogosphère. L’idée d’une représentation graphique est judicieuse, mais une carte géographique triangulaire est trop rigide pour illustrer les dynamiques inhérentes à la blogosphère. En même temps, était-ce la volonté de l’auteur ? Je ne le crois pas, au même titre qu’on ne demande pas à un globe terrestre d’illustrer les grands problèmes de géopolitique.
Bon on avance, la blogosphère c’est l’ensemble des blogs, mais c’est aussi les relations qu’ils entretiennent entre eux. C’est cette dualité qui est soulignée par Benoit Desavoye dans son ouvrage « Les blogs : nouveau média pour tous ». Super, c’est bon les enfants on est sauvé, on va l’avoir notre définition à ressortir texto dans l’introduction. J’avale les pages, heureux d’avoir trouvé mon Saint Graal…et là…soudain….c’est le drame, vraiment….je cite : « Définir un blog n’est pas simple. La multitude de définitions existantes en est la preuve.[…] Que l’on s’attache au fond ou à la forme, et la définition variera rapidement ». Voilà c’est dit, aucune définition ne semble pouvoir rapporter de l’extrême complexité de la blogosphère. C’est une coquille vide où chacun y amène ce qu’il veut. La blogosphère prend un sens différent selon les angles d’attaque qu’on utilise. La question est donc de savoir quel est l’angle d’attaque le plus pertinent ?
Pour sa part, Benoit Desavoye choisit un angle d’attaque clair : c’est l’interconnexion qui prime. Sa définition de la blogosphère est réalisée au travers d’une question essentielle : « comment la blogosphère peut créer du lien social ? ». Les différents outils du blog permettent une interaction forte entre les internautes (lecteurs ou blogeurs), de telle sorte que les blogs deviennent « une véritable micro-société, une juxtaposition de communautés avec leurs codes » ou plutôt de « tribus » du fait de l’informalité de ces ensembles. Des communautés se forment autour de certaines thématiques, mais l’apparition de « considérations personnelles, politiques, relationnelles [viennent ] brouiller les thématiques définissant les frontières initiales du groupe en question ». On passe donc continuellement d’une forme de groupe à une autres, d’une communauté à une tribu.
Donc globalement, on en est où ? Une blogosphère peut être définie sous son aspect « créateur de lien social », c’est à dire qu’elle permet l’apparition de communautés ou tribus qui communiquent par blogs interposés, blogroll, trackback ou commentaires. On a donc une circulation horizontale des informations où, comme le souligne Benoit Desavoye, « la production de contenu est ainsi potentiellement mise à la portée de chacun ». Mais chacun ne produit pas de l’information. Comment circule l’information dans la blogosphère ? Cette question me paraît particulièrement importante, car à trop mettre l’accent sur l’interconnexion on en perd la matière même de ce qui fait la blogosphère : l’information, la connaissance. En ce sens, la circulation ne peut pas être exclusivement horizontale, de même que cette horizontalité est à préciser, puisque toutes les communautés ou tribus n’ont pas le même pouvoir de diffusion de l’information. Ainsi, à mes yeux, le processus de circulation de la connaissance devient un élément important à prendre en compte dans la définition de la blogosphère.
Approche dynamique de la blogosphère :
Pour ma part, je proposerai donc un angle d’attaque fondé sur la circulation de l’information. En ce sens, il me semble que l’on puisse identifier quatre types de groupe : (moi aussi je me lance dans la représentation graphique)
Voili voilou mon analyse. Bon, vous savez quoi ? Il est tard et je vais aller me pioter parce que je suis crevé, et que demain je dois aller au boulot (mon stage ). Je finirai donc plus tard!! N’hésitez pas à me dire si selon vous je fais fausse route, ou si des points méritent d’être mieux éclaircis.
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Commentaires